Hajar Ait-Hassou: une année de césure entre Paris et Dubaï !

Comment vous est venue l’idée de faire une césure ?

L’année de césure est désormais une étape très courante dans la formation des grandes écoles d’ingénieurs. Faire une césure était pour moi le meilleur moyen de prendre du recul sur mes choix professionnels et de mener un travail d’introspection. J’avais aussi besoin de sortir de ma bulle estudiantine et d’expérimenter le monde du travail pour prendre conscience du rythme de la vie active.

Quels projets avez-vous réalisés durant cette période de césure ?

Mon projet de césure a consisté en deux stages de six mois en entreprise. Le premier chez Louis Vuitton à Paris dans le département de la Supply Chain, où j’ai travaillé principalement sur le pricing (révisions tarifaires des marches, pricing des nouveautés etc.). Une expérience qui s’est avérée très enrichissante tant sur le plan humain que professionnel. Je pense que ce qui m’a marqué le plus était le projet sur lequel j’ai travaillé en dehors de mes missions de stage. Un projet en collaboration avec d’autres maisons LVMH (Dior, Fendi, Givenchy, Berluti, Sephora) et durant lequel j’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m’ont beaucoup marqué, dont Jean Baptiste Voisin, directeur stratégique de LVMH, Pierre Letzelter et d’autres.

Actuellement, je suis en stage chez Sephora à Dubaï, toujours dans le département Supply Chain, où je travaille sur la planification de la demande et la prévision de ventes au Moyen Orient.

Quels objectifs souhaitez-vous atteindre grâce à cette expérience ?

La mobilité internationale a fait partie de mon projet de césure dès le début. D’un point de vue personnel, sortir de ma zone de confort était un besoin. Grâce au stage de 1ère année que j’avais effectué en Indonésie, j’ai réalisé que partir loin permettrait de développer l’extraversion, l’ouverture d’esprit et bien sûr d’ouvrir les yeux sur une nouvelle culture, un nouveau mode de vie.

De plus, je pense qu’aujourd’hui que les recruteurs ont besoin de jeunes prêts à évoluer sur un marché international, et prêts à être mobile à tout moment. Donc en plus de démontrer mes capacités d’adaptation et d’acquérir une meilleure appréhension du fonctionnement de l’entreprise, je pense que ce stage m’ouvrira les portes d’entreprises à renommée planétaire.

J’ai choisi Dubaï car elle fait partie des 5 villes les plus en vue aujourd’hui, où les chasseurs de carrière cherchent à être placés, ce qui me permettra d’élargir mon réseau professionnel.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué depuis votre arrivée à Dubaï ?

J’ai été fascinée par l’architecture spectaculaire de Dubaï. Cette ville abrite quelques-uns des exemples les plus impressionnants d’architecture moderne.

Une chose qui m’a également marquée est que, depuis mon arrivée, je n’ai rencontré que très peu de locaux. Les étrangers représentent presque 90% de la population. Dans mon équipe actuelle, nous sommes 9 personnes de 7 nationalités différentes.

Puis pour finir, il fait TROP chaud !