Recherche scientifique à l’École

Les écosystèmes complexes sont l’axe principal de la Recherche à l’École Centrale Casablanca.
La notion d’écosystème vient de la biologie, mais a récemment été étendue à tout réseau ou système d’éléments interconnectés et interagissant de façon dynamique, et se rencontre donc en sociologie, en économie et en science de l’entreprise, etc.

Du fait des interactions entre constituants, ces écosystèmes sont la plus part du temps dits complexes, au sens de la théorie de la complexité : c’est à dire que même si l’on connaît parfaitement leurs composants élémentaires, voire leurs interactions, il n’est pas possible, même en théorie, de prévoir leur comportement autrement que par l’expérience ou la simulation.

La question de la modélisation des écosystèmes complexes

Développer une approche systémique
Il s’agit de l’approche ad hoc des systèmes complexes qui consiste à s’attacher davantage aux échanges entre les parties du système qu’à l’analyse de chacune d’elles et à raisonner par rapport à l’objectif du système. Cette approche, par nature interdisciplinaire, est déjà largement utilisée en sociologie, en organisation du travail, en urbanisme, etc.

Cinq écosystèmes à l’étude au sein de Centrale Casablanca

Cinq types d’écosystèmes ont été choisis par l’École Centrale Casablanca, sur la base de leur intérêt scientifique et de l’enjeu qu’ils représentent dans les contextes marocain et africain.

Recherche scientifiqueLes écosystèmes urbains
La ville peut être considérée comme un exosquelette d’une population qui vit, produit, consomme, construit, transforme et échange des biens matériels et immatériels. Il faut donc la considérer comme un système vivant et dynamique, siège d’une circulation incessante de flux de toutes sortes qui nourrissent son développement ou en sont les produits dérivés. La modélisation de ces flux est de première importance pour aider à planifier, concevoir et gérer la ville, et maîtriser un tant soit peu son développement. Cette perspective de recherche est spécialement importante dans le contexte marocain, pays où un plan très ambitieux de construction de villes nouvelles est en cours.

Recherche scientifique

Les écosystèmes énergétiques
Le développement des énergies renouvelables (énergie solaire, énergie éolienne) est très important pour le Maroc. Ces énergies présentent la caractéristique d’être intermittentes, ce qui rend complexes leur raccordement au réseau de l’électricité et la gestion de ce réseau. A cela vont venir s’ajouter d’autres facteurs comme la possibilité technologique de stocker l’électricité et le développement généralisé des « smarts grids ». La modélisation devient un outil clé pour assurer à la fois le bon fonctionnement du réseau, la pérennité du système et l’identification des solutions les plus prometteuses.

Les écosystèmes industriels
La transformation des entreprises conditionne le développement de l’économie dans les pays émergents. La vision systémique s’est imposée pour apporter une nouvelle vision des systèmes de production, d’approvisionnement et de distribution de biens ou de services. De nombreux secteurs de l’entreprise peuvent être considérés comme des écosystèmes : c’est le cas de la chaîne logistique, mais aussi de la plupart des procédés industriels, du fait des interactions entre les différentes phases des opérations. Le management des entreprises, lui-même, peut relever de cette approche.

Les écosystèmes transactionnels, notamment bancaires
La banque et les activités qui lui sont liées se développent très rapidement en Afrique. De nombreux écosystèmes peuvent être identifiés dans ce secteur. Celui du paiement électronique (monétique) est particulièrement actif au Maroc, puisque ce pays possède deux opérateurs présents à l’échelle internationale. Des modélisations de la chaîne du paiement, écosystème impliquant plusieurs acteurs (client, commerçant, banque, opérateur), conjuguées à des traitements statistiques des opérations, permettraient de fluidifier celles-ci et de s’attaquer à la fraude, qui représente le principal problème.

L’entrepreneuriat social
La recherche à l’École Centrale de Casablanca est particulièrement tournée vers les entreprises marocaines de l’industrie ou des services. L’École cherche en particulier à créer des chaires en association avec des entreprises sur les sujets se prêtant à des programmes collaboratifs sur le long terme, comme la modélisation des éco-cités ou celle des réseaux énergétiques.